Soumis par lionel le lun 14/02/2022 - 08:05

L'anonymat est ce qui nous différencie très fortement des deux systèmes concurrents existants (et nous prétendons être meilleurs qu'eux).

Il existe, chez beaucoup de personnes malheureusement, une volonté de vouloir tout contrôler, mais ce contrôle qu'elles prétendent exercer n'est qu'une volonté de vouloir afficher le monde tel qu'elles l'imaginent. Et si les données qu'elles obtiennent arrivent en contradiction avec ce qu'elles espèrent, il peut arriver qu'elles cherchent à le modifier, en faveur de leurs croyances.

Oups, l'idée est peut-être compliquée, clarifions avec un exemple.

 

Exemple : les sondages actuels

Les instituts de sondages traditionnels doivent répondre à des règles imposées par la commission de sondages, institution légale en France pour avoir le droit de publier des enquêtes d'opinion avec le terme « sondage ».

Pour vérifier la prétendue réalité des résultats qu'ils affichent, ils vont faire de savants calculs en faisant rentrer leurs échantillons dans des grilles avec ce qui a été voté aux précédentes élections (ils demandent votre âge, votre sexe, votre CSP, vos affinités politiques, vos derniers votes, etc, et souvent ils établissent des correctifs pour que vos réponses actuelles rentrent dans le moule de ce qui sera voté à la prochaine élection.

Ainsi, en vous demandant, si le vote avait lieu aujourd'hui, pour qui vous voteriez, mais ensuite en minorant ou en majorant vos réponses pour les faire coller à un résultat probable futur, ils modifient leur propre question.

Gardons à l'esprit, que, quelque soit l'élection, il y a toujours une prime aux candidats sortants, parce que justement ces électeurs, à quelques jours du scrutin, ne se sont pas forgé d'opinion, et donc, ne sachant pas que voter, ils votent pour la personne déjà en place.

Mais ceci veut dire que lorsque les instituts de sondages actuels demandent « pour qui voulez-vous voter » et qu'ils vont modifier vos réponses, avec des coefficients, pour les faire coller à ce qui sera rendu le jour du scrutin, ils modifient dès à présent la volonté que vous exprimez pour la faire « coller » avec leurs propres souhaits ou imagination (parfois, de bonne foi).

Voilà donc la phrase expliquée et reformulée : « ce contrôle que certaines personnes prétendent exercer sur les sondages n'est qu'une volonté de vouloir afficher le monde tel qu'elles se l'imaginent ».

 

Un affichage différent

Si l'on enlève le contrôle actuel de vouloir faire coller les réponses données par les personnes interrogées à une imagination de vote futur, alors nous devons nous attendre à ce que les résultats des simili-sondages que nous proposerons différeront assez fortement des résultats des sondages, non pas parce que nous serions dans l'erreur (bien que ça puisse se produire, et ça se produira) mais parce que nous utilisons une méthode différente.

Toutefois, nous entendons très fortement lutter contre des résultats erronés ou faussés. Nous pouvons nous attendre à ce que plusieurs personnes créent des milliers de faux profils pour voter sur nos simili-sondages.

 

Une connaissance des moyens de frauder

Il y a des partis politiques qui prétendent réaliser des consultations auprès de centaines de milliers de sympathisants, et ils imaginent que le nombre donnera du poids à la vraisemblance de leur consultation.

Là encore, c'est faux. Nous pouvons nous rappeler des appels de blogueurs de tendances politiques opposées lancer des appels à leurs sympathisants pour aller fausser les résultats…

Ce n'est pas parce qu'on signe en quelques secondes une déclaration de soutien à des idées, par exemple sociales ou écologiques, que l'on serait un réel appui à ces idées-là. Et ce n'est encore moins un enregistrement de carte bancaire, par exemple, qui ferait qu'on respecte ces idées. C'est une illusion.

En 2016, le parti socialiste français avait déjà lancé une consultation en ligne où chacun pouvait voter. J'avais créé moi-même une centaine de faux profils et j'avais voté une centaine de fois. Mon intention n'était pas de frauder et de fausser les résultats (je m'en étais tenu à 100 votes, pas de milliers ou de dizaines de milliers de votes) mais de dire « attention », vos sondages ou votes sur internet ne marchent pas forcément.

Et dans la foulée, j'avais publiée une vidéo que l'on voit toujours sur YouTube (vous pouvez la retrouver en listant les vidéos de ma chaîne, Lionel Aubert) où je montrais comment frauder les votes en ligne.

Aujourd'hui, six ans plus tard, j'arrive à proposer un moyen pour contrer les votes par des faux profils, tout en respectant l'anonymat. (La solution est à l'inverse de rechercher les numéros de cartes bancaires, les numéros de téléphone, et surtout l'identité des votants. Non, pas de ça.)

 

Une lutte contre ces moyens de frauder

L'idée qui est venue est celle de recopier le fonctionnement de Wikipédia, l'encyclopédie en ligne où chacun peut participer anonymement.

Avant Wikipédia, les rédacteurs d'articles encyclopédiques devaient montrer « patte blanche », afficher des diplômes universitaires en plus de leur identité, etc. Oui, ça marchait assez. Mais lorsque Wikipédia est venu bouleverser les choses en disant que chacun de manière anonyme, pouvait contribuer, ils ont eu un afflux de contributions de qualité. Bien sûr, vous pouvez toujours écrire quelques bêtises, qui resteront en ligne quelques heures ou quelques jours, mais les bêtises finiront pas être effacées.

Il en va de même aux élections. Lorsque vous serez dans l'isoloir, vous pourrez toujours mettre un bulletin de vote au nom de votre voisin ou d'un héros de bandes dessinées. Donc chez Sondyn, pareil, vous pourrez toujours voter pour des choix fantaisistes. C'est comme un vote réel. Mais la lutte contre la fraude n'est pas là (car ce n'est pas frauder que de voter pour votre voisin ou votre voisine).

La lutte contre la fraude va s'exercer sur le temps passé à développer votre profil et vos groupes d'affinités.

 

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